Être un bon manager en 6 points

Management

Si les managers présentent tous des atouts qui leur sont propres, certaines vertus semblent toutefois se retrouver chez celles et ceux qui animent, pilotent et prennent les décisions au sein des entreprises. Au-delà des compétences et de l’expérience, quelles sont les qualités qui caractérisent les bons managers ?

Qualité #1 : L’humilité

Les personnes qui font preuve d’humilité sont conscientes de leurs qualités, mais aussi de leurs défauts et de leurs limites. Dans le monde de l’entreprise, le manager doit ainsi apprendre à accepter la critique et ne pas étaler gratuitement ses connaissances.

Une étude réalisée auprès de 1 500 leaders norvégiens a d’ailleurs démontré que les dirigeants qui se montrent ouverts à la critique et en tiennent compte pour modifier leur comportement sont plus appréciés de leurs équipes.

Appliqué au management de transition : Le manager de transition, ressource ultra-qualifiée, par nature extérieure à l’entreprise, est particulièrement concerné par ce point. Lui qui doit gagner la confiance des équipes avec lesquelles il sera amené à collaborer, au risque de dangereusement compromettre son intervention, est contraint d’adopter cette position d’humilité. Ce qui révèle parfois du véritable numéro d’équilibriste étant donné sa position d’expert !

Qualité #2 : L’écoute

Du fait de son rôle central dans l’entreprise, le manager s’inscrit naturellement dans une dynamique de dialogue avec ses différents collaborateurs.

Le manager doit ainsi se montrer disponible et porter de l’attention aux doléances des salariés et à la manière à laquelle il y répond. Certaines réactions parasites peuvent en effet subrepticement se glisser dans un discours en apparence bienveillant. Il peut s’agir par exemple d’une manière un peu brutale d’interrompre son interlocuteur ou de l’emploi de mots teintés de reproches, là il faudrait plutôt user d’encouragements.

Appliqué au management de transition : Lorsqu’il intervient dans une nouvelle entreprise, le manager de transition doit être attentif aux besoins de son client et de ses équipes. Il doit notamment être à l’écoute de leurs remarques et de leur souffrance afin de sonder la situation en profondeur et s’y adapter au mieux.

Qualité #3 : La souplesse

Dans le monde de l’entreprise, la souplesse, c’est cette capacité à s’adapter aux changements de situation, sans perdre ni son sang-froid ni ses objectifs de vue. On comprend aisément en quoi cette qualité est au cœur de l’action du manager qui, tel un chef d’orchestre, doit composer avec les ressources qu’il a sa disposition pour répondre au mieux à des situations parfois complexes.

Appliqué au management de transition : Appelé pour gérer des crises internes ou répondre à des situations à fort enjeu, le manager de transition est un expert de la flexibilité ! Il a cependant parfois fort à faire face à des structures solidement attachées à leurs habitudes et effrayées par les perspectives du changement qu’on leur présente.

Qualité #4 : Le leadership

Que serait un manager sans son leadership ? Sans doute pas grand-chose ! Il faut dire que cette qualité, qui a finalement peu à voir avec la notion d’autorité (la première étant accordée par les salariés, la seconde imposée pour des raisons purement hiérarchiques), est le moteur grâce auquel le manager peut conduire ses projets.

Si le leadership est un trait naturel que partagent certains managers, d’autres doivent cependant travailler avec acharnement et méthode au développement de cette qualité essentielle ! Attention tout de même aux dérives, « leadership » ne veut pas dire « tyrannie » ou « despotisme ». Bien au contraire, comme nous le disions dans un précédent article, le manager de demain doit se présenter comme « un leader résolument bienveillant ».

Appliqué au management de transition : Le manager de transition doit pour sa part redoubler d’efforts pour justifier son leadership dans le cadre de missions qui se caractérisent le plus souvent par leur caractère critique. Rappelons que cet expert n’a ni passif ni avenir dans l’entreprise pour laquelle il intervient. Il évolue donc dans un contexte difficile où il doit faire en sorte de se faire rapidement accepter par des équipes qui ne voient pas toujours d’un bon œil son arrivée !

Qualité #5 : La réactivité

Avec la souplesse, la réactivité est l’un des fondamentaux des méthodes agiles. Dans un contexte économique qui évolue sans cesse, creusant les écarts entre les entreprises, prendre des décisions rapides et efficaces est devenue une nécessité pour conserver sa position ou prendre des parts de marché.

Pour être réactif, sans toutefois prendre les mauvaises décisions dans la précipitation, le manager doit accroître sa capacité de prise décision. Cela peut passer par une hausse de l’implication des collaborateurs, une meilleure collecte des informations en amont, la mise en place d’outils et méthodes permettant d’élaborer et vérifier des hypothèses…

Appliqué au management de transition : En tant qu’acteur du changement doté d’une longue expérience, le manager de transition est une ressource immédiatement opérationnelle capable de répondre précisément et de manière réactive au besoin exprimé par l’entreprise.

Qualité #6 : La communication

Garant de la réussite de l’entreprise, le manager use de la communication comme d’un véritable outil pour créer des ponts et transmettre des informations entre les différents acteurs impliqués dans le projet.

S’il sait écouter, le bon manager sait aussi faire bon usage de son éloquence ; explicitant l’implicite, posant des mots précis sur les besoins, justifiant les décisions prises, fixant sans ambiguïté les objectifs, encourageant la communication interne, exprimant sa reconnaissance envers ses collaborateurs.

Appliqué au management de transition : Les entreprises qui fonctionnent mal couvent généralement un grave problème de communication interne. Lorsque le manager de transition fait face à une entreprise en difficulté, l’une de ses missions premières va ainsi généralement consister à favoriser la communication.

06 Déc 2017