Cultiver l’innovation en entreprise : pourquoi faire appel au manager de transition ?

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Pourtant nécessaire à la survie de l’entreprise, la question de l’innovation est parfois totalement négligée, faute de ressources suffisantes, de méthodologie efficace ou de véritable implication. Et si le manager de transition était en mesure d’apporter l’étincelle nécessaire à la naissance des idées les plus innovantes ?

 

Comment définir l’innovation ?

Le terme innovation est très à la mode dans le monde de l’entreprise, mais que recouvre-t-il exactement ? Selon l’Insee, il s’agit d’un produit ou d’un procédé porteur de nouveauté ou doté d’une amélioration significative par rapport à un produit ou un procédé déjà existant équivalent.

Publié pour la première fois en 1992, le Manuel d’Oslo de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), évoque deux autre types d’innovations : l’innovation de commercialisation, qui concerne la conception, le placement, la tarification, ou la promotion d’un produit ; et l’innovation d’organisation relative aux pratiques, l’organisation du lieu de travail et les relations extérieures d’une entité.

Si l’innovation ayant trait aux produits se distingue de l’innovation de procédés, de celle de commercialisation ou de celle qui touche à l’organisation, on peut également distinguer l’innovation selon les formes qu’elle adopte.

 

  • L’innovation incrémentale : également appelée « innovation continue », elle implique la mise en place de changements progressifs qui s’inscrivent dans la continuité, sans apporter de modifications radicales qui pourraient bouleverser le modèle économique de l’entreprise. Concrètement, en ajoutant un processeur plus puissant ou des modules photo plus performants modèle après modèle, la vaste majorité des smartphones commercialisés sur le marché s’inscrivent dans ce principe d’innovation incrémentale.

 

  • L’innovation adjacente : prenez un produit ou un service déjà présent sur un marché, ajoutez-lui (ou non) une nouvelle fonctionnalité ou une innovation incrémentale, puis introduisez-le sur un autre marché : vous obtenez une innovation adjacente, destinée à toucher une nouvelle catégorie de consommateurs ou de clients ! Exemple célèbre d’innovation adjacente : spécialisée dans la fabrication de tissu, W.L. Gore a contribué à l’amélioration des cordes de guitare, par le biais de sa filiale Elixir Strings, en s’appuyant sur sa technologie Gore-Tex.

 

  • L’innovation de rupture : comme son nom l’indique, cette innovation, que l’on qualifie aussi de « disruptive » consiste à modifier un produit ou un service pour le faire gagner en accessibilité, en confort d’utilisation ou pour le proposer à un coût plus faible, dans le but de le démocratiser. Cette rupture n’implique pas forcément un « bond technologique ». D’ailleurs, toutes les grandes avancées technologiques n’aboutissent pas forcément à un bouleversement du marché.

 

  • L’innovation radicale : privilégiée par les start-up, l’innovation radicale consiste à introduire un produit ou un service, porteur d’un concept radicalement différent, qui crée un tout nouveau marché. Certaines innovations de rupture s’apparentent à des innovations radicales, à l’image du premier iPhone.

 

Enjeux de l’innovation en entreprise

D’après Joseph Schumpeter, l’innovation, qu’il considère comme le moteur du système capitaliste, est envisagée comme une « destruction créatrice ». Une « donnée fondamentale » à laquelle les entreprises doivent s’adapter, qu’elles le veuillent ou non. Pour définir le mécanisme de l’innovation, l’économiste autrichien indique par ailleurs que « le nouveau ne sort pas de l’ancien, mais apparaît à côté de l’ancien, lui fait concurrence jusqu’à le ruiner ».

Pour le dire de manière plus simple, innover est une question de survie pour l’entreprise. Face à un monde qui évolue constamment, faire du surplace est en effet le meilleur moyen d’être rattrapé par des concurrents plus ambitieux et prévoyant. Un principe qui ne concerne évidemment pas seulement le secteur des nouvelles technologies, mais toutes les entreprises dans leur ensemble, qu’elles évoluent dans le domaine de la santé, des BTP, de l’énergie, de l’éducation, de l’industrie, de l’informatique, de l’agroalimentaire, des services aux entreprises, des commerces, des banques…

Généralement portée par la direction R&D de l’entreprise, l’innovation est aussi le fruit du savoir-faire des salariés. En effet, les idées les plus novatrices, en mesure de renverser les tendances, ne naissent pas nécessairement dans des laboratoires, d’où l’importance pour l’entreprise de cultiver cette culture de l’innovation à tous les étages de l’entreprise.

Il serait toutefois absurde de considérer l’innovation comme un phénomène qui puiserait uniquement sa source au cœur de l’entreprise. Soumise à de nombreuses interactions avec l’extérieur, l’entité peut en effet trouver de nouvelles idées en s’appuyant sur ses clients ou ses utilisateurs, ses fournisseurs et partenaires, ses concurrents, la recherche scientifique ou en faisant appel à des consultants ou des managers de transition.

 

Faire appel à un manager de transition pour booster son innovation

Au regard des projets d’envergure qu’il est amené à développer pour le compte de grandes et des petites entreprises, le manager de transition est, par définition, un porteur d’innovation capable de prendre appui sur ses nombreuses expériences, son expertise avancée et son regard extérieur pour faire émerger des idées réellement novatrices.

Véritable leader dans l’âme, le manager de transition est également présent aux côtés des équipes qu’il accompagne durant sa mission pour les pousser à exprimer leurs idées librement, à prendre des initiatives et à faire parler leur créativité. En d’autres termes : il est en mesure de donner l’impulsion nécessaire pour instaurer durablement une culture de l’innovation au sein de l’entreprise.

N’oublions pas que si le manager de transition peut être d’une aide précieuse pour l’entreprise en quête d’innovation et de performance, cet expert réactif, mobile et méthodique, habitué à intervenir dans des contextes complexes qui requièrent sang-froid et expertise, peut également favoriser la compétitivité de ses clients, en dépassant bien souvent leurs attentes.