Full remote, le télétravail poussé à l’extrême

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Platform. sh : 180 salariés, 180 télétravailleurs dans 30 pays

Les start-ups, les champions de la Tech française, ainsi que les communautés de freelances montrent l’exemple en termes d’agilité : leur expérience de la pratique du télétravail, en particulier celle du télétravail à temps plein tous pays (« full remote »), est à maints égards très précieuse : elle indique clairement la voie aux apprentis télétravailleurs : Frédéric Plais , cofondateur et CEO de Plateform.sh (solutions d’automations pour le e-commerce basées sur le cloud – 180 collaborateurs) et  Christophe Pasquier , cofondateur et CEO de Slite (centralisation de documents et partage d’informations dans un espace collaboratif – 25 collaborateurs) livrent ainsi des témoignages presque parfaitement convergents de leurs expériences  et conseillent un cheminement progressif : les contraintes sont  fortes et impliquent une très grande rigueur.

 

Une ardente obligation pour survivre et réussir

La principale sinon unique raison de la mise en place du télétravail à temps plein sur la totalité du personnel quasiment dès le départ, repose sur la nécessité pour ces deux entreprises, de recruter les meilleurs profils à travers le monde et aussi de les conserver, levier majeur pour réussir. Le télétravail n’est pas un gadget : il s’agit de survivre et d’accroitre sa performance face aux géants américains.

Cette « guerre des talents » est bien sûr propre à l’univers ultra-compétitif des entreprises de la Tech : aux Etats-Unis elle se conjugue avec un autre phénomène, celui de de la hausse impressionnante des coûts immobiliers dans la Silicon Valley pour expliquer l’extraordinaire développement du télétravail.

 

 Une organisation du travail stimulante … et très exigeante

Qu’il s’agisse de Platform.sh, de Slite ou de toute autre des 2000 entreprises de la Tech qui fonctionnent en mode télétravail, les spécificités en demeurent fondamentalement les mêmes

  • La confiance et la transparence entre le manager et ses collaborateurs sont la règle,
  • Le manager doit être explicite et très clair sur les objectifs assignés à chacun de ses collaborateurs,
  • L’écrit revêt une grande importance : en l’absence de communication et de règles de fonctionnement informelles, les documents, principaux outils de travail en mode collaboratif, doivent être précis et réactualisés très régulièrement,
  • La communication est intense, les collaborateurs ne doivent jamais être laissés isolés : un mélange de calls réguliers et courts et de chats asynchrones,
  • Les managers doivent faire montre d’une grande maîtrise de leurs agendas et de l’organisation des réunions : peu nombreuses, courtes, elles concernent rarement plus de 3 personnes
  • Des séminaires réguliers sont organisés réunissant l’ensemble de collaborateurs pour faire le point sur la stratégie, l’avancement des projets et pour stimuler la créativité et le brainstorming,

Il est clair que l’avantage de construire son entreprise sur le concept « full remote » dès le 1er jour, est de pouvoir créer une forte culture d’entreprise autour de ce mode de travail, et d’attirer des personnes qui apprécient ce modèle.

 

A l’évidence, les exigences d’un full remote sont poussées à l’extrême : il n’en reste pas moins que les fondamentaux restent les mêmes pour les entreprises traditionnelles pour lesquelles le défi à relever est de transformer leur culture.

 

En savoir plus

Managers en Mission /www.managersenmission.com : la flexibilité au travail par le management de transition

Managers en Mission (Auvergne-Rhône-Alpes) / www.contact@michel-callegari.com : accompagner les PME/ETI dans la mise en place de leurs projets de télétravail